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Saint Martin entre miracles et légendes au Pays d’Herbauges

Dans les brumes épaisses du passé, certaines légendes refusent de s’éteindre. Elles murmurent encore à travers les landes, glissent entre les ruines et éveillent la mémoire des anciens. Aujourd’hui, je vous invite à plonger au cœur de l’une d’elles — une histoire envoûtante qui traverse les siècles et enveloppe le pays d’Herbauges1 d’un voile sacré et redouté. À l’origine, un homme. Un simple mortel devenu saint. Voici le récit fascinant de la cité d’Herbauges et de son lien indélébile avec Saint Martin de Vertou.

Origine des renseignements sur Saint Martin

Ce que nous savons de Saint Martin de Vertou2 ne vient pas du hasard, ni d’un simple souffle de légende. En effet, deux voix anciennes, surgies du passé, ont pris soin de fixer sa mémoire par l’écrit. Ce sont elles que les siècles ont écoutées, et sur lesquelles tous les biographes ont depuis appuyé leur récit.

La première trace remonte loin, jusqu’au VIIIe siècle. Ce texte, retrouvé dans les profondeurs silencieuses de la bibliothèque de Saint-Sauveur d’Utrecht3, semble s’être nourri d’écrits encore plus anciens. Ces écrits ont été rédigés entre les murs mêmes du monastère de Vertou, avant que le tumulte des invasions normandes ne vienne balayer ces terres en 847. Une voix fragile, mais précieuse, venue d’un monde encore proche de celui du saint.

Jean Mabillon, gravure d'Alexis Loir (Source : Domaine public)

La seconde source, plus tardive, mais non moins éclatante, relate les miracles du saint homme. On peut également y découvrir la translation de ses reliques. C’est Dom Mabillon4, moine et érudit de renom, qui la publia dans son ouvrage monumental, « Les Actes des Saints de l’Ordre de Saint Benoît5« , aux alentours de 1668. Par ses mots, la mémoire de Martin s’ancra plus solidement encore dans l’histoire.

Jean Mabillon, gravure d’Alexis Loir (Source : Domaine public)

Par ailleurs, si parfois le voile du temps tente de brouiller les contours de sa figure, les manuscrits les plus anciens, eux, ne tremblent pas. Ils affirment, avec une tranquille certitude, l’origine de Martin, sa mission, et l’époque bénie et tourmentée, où il vécut.

Les jeunes années de Martin

Bien avant que son nom ne résonne dans les prières et que son souvenir ne devienne légende, Martin n’était qu’un enfant. Il est né dans la lumière pâle d’une Gaule6 encore indécise, tiraillée entre le fracas des armes et l’éveil d’une foi nouvelle. Nous sommes au VIᵉ siècle. Le monde change, lentement, inexorablement. Cependant, dans ce tumulte, un destin s’éveille.

Originaire de Nantes7 ou de ses alentours vers l’an 527, les sources se contredisent comme souvent lorsqu’elles parlent d’hommes touchés par le divin. Martin grandit dans un climat de ferveur chrétienne grandissante. Ainsi, très tôt, il montre une intelligence vive. En effet, il possède une sagesse peu commune et surtout, un attrait profond pour les choses de l’âme. Là où d’autres enfants s’enthousiasment pour les jeux ou les armes, Martin cherche le silence, la prière, la vérité.

On raconte qu’il fut formé par Saint Félix8, évêque de Nantes, qui devina en lui une force tranquille, une ferveur rare. Par exemple, à son contact, Martin s’initie aux Écritures. Il apprend dès lors l’art de la parole sacrée. Entre autres, il découvre une vocation qui ne le quittera jamais : celle de convertir les cœurs et de porter la lumière là où règne encore l’ombre.

Mais ce n’est que le commencement. Car le jeune Martin ne se contente pas d’étudier et de prier. Il entend un appel plus profond. Un appel qui le pousse à quitter les murs protecteurs de la ville pour s’enfoncer dans les terres sauvages. Là où la foi n’a encore planté aucune de ses racines. Cet appel le conduira vers Herbauges… Mais avant cela son chemin sera parsemé de voyages qui formeront sa légende.

Bas-relief du retable de la Vierge dans l'église de Vertou représentant Saint Martin de Vertou (1888). (Source : photo personnelle)
Bas-relief du retable de la Vierge dans l’église de Vertou représentant Saint Martin de Vertou (1888). (Source : photo personnelle)

La cité d’Herbauges

Il fut un temps où la cité d’Herbauges brillait d’un éclat trompeur. Enfouie dans les terres grasses du sud de la Loire, à l’emplacement où s’étend aujourd’hui le lac de Grand-Lieu9, elle était le joyau du pays, fière de ses richesses, éclatante de faste. A titre d’illustration, on peut noter que les marchés y débordaient de soieries et de mets rares. Les palais s’illuminaient également à la tombée du jour pour des fêtes sans fin. Mais sous cette opulence dormait la décadence. Les plaisirs y étaient rois, mais aussi la luxure sans honte ainsi que les orgies régulières. Les anciens dieux païens, que l’Évangile avait crus endormis, y régnaient alors en silence. Par conséquent, l’ivresse du corps y avait chassé la lumière de l’âme.

Pieter Aertsen, Fête villageoise avec danse paysanne, huile sur bois (Source : Domaine public)
Pieter Aertsen10, Fête villageoise avec danse paysanne, huile sur bois (Source : Domaine public)

Inquiet de cette déchéance, l’évêque Félix de Nantes décida donc d’envoyer un homme de foi. Un homme d’espérance, doit alors tenter l’impossible : rallumer la flamme du Christ dans ce territoire maudit. Il choisit Martin, à cette époque archidiacre, dont la ferveur et la douceur n’avaient d’égal que sa détermination.

Martin partit donc, traversant forêts et marais, jusqu’aux portes d’Herbauges. Mais il ne trouva là ni écoute ni accueil. On se moqua de lui, on rejeta ses paroles, certains lui lancèrent même des pierres. Pourtant, dans cet océan d’indifférence, une maison lui ouvrit sa porte : celle d’un humble couple, jeunes parents d’un nourrisson. Ils le logèrent, le nourrirent, et lui offrirent un peu de chaleur dans une cité glacée par le péché.

La légende de la cité engloutie

Une nuit, alors qu’il dormait sous leur toit, Martin fit un songe. L’archange Gabriel lui apparut dans un éclat de lumière. Sa voix, grave et douce, portait une sentence :
« Martin, fuis. Cette ville est perdue. Son orgueil a crevé les cieux. À l’aube, elle sera engloutie. Ne te retourne pas, quoi qu’il arrive, ou tu subiras le même sort. »

À son réveil, le cœur serré, Martin comprit que l’heure était venue. Il supplia alors le couple de le suivre. Par gratitude pour leur bonté, il ne pouvait donc les laisser périr. C’est ainsi qu’ensemble, dans le silence pesant de la nuit, ils quittèrent la ville. Le ciel était noir, l’air étrange, comme chargé d’un souffle ancien.

Les menhirs des Dames de pierre

C’est alors que tout bascula. Soudain, un grondement sourd déchira la nuit. Une vibration terrible, comme si la terre elle-même se brisait. Les eaux, venues de nulle part, se ruèrent alors sur la cité. Pris de peur, la jeune femme se retourna. Peut-être pour voir une dernière fois sa maison, ou pour entendre les cris des autres. Et aussitôt, elle fut figée sur place, changée en pierre. Son mari, dans un réflexe désespéré, se retourna à son tour pour la secourir. Il tenait leur enfant dans les bras. Il fut pétrifié comme elle.

Les menhirs de pierre sur la commune de Pont Saint Martin en Loire-Atlantique (Source : Photo prise par la famille Duveau)

Martin, seul, les yeux pleins de larmes, continua sa route, le cœur lourd. Le châtiment s’était accompli.

Aujourd’hui encore, sur les terres de Pont-Saint-Martin11, on peut voir ces deux statues de pierre. Un couple éternellement figé, témoin d’une fidélité tragique.

Les menhirs dit des Dames de pierre sur la commune de Pont Saint Martin en Loire-Atlantique (Source : Photo prise par la famille Duveau)

Et ceux qui vivent près du lac de Grand-Lieu connaissent la légende. Chaque nuit de Noël, si l’on tend l’oreille au milieu du silence, on peut entendre, venus des profondeurs, les cloches de l’église engloutie. Elles sonnent encore, pour rappeler que tout orgueil porte en lui sa propre noyade.

Les autres miracles attribués à Saint Martin de Vertou

L’arrivée de Saint Martin à Vertou est un événement marquant dans l’histoire de cette petite commune. En effet, cette période va inaugurer une série de miracles qui en feront la renommée. Ce saint, reconnu pour sa foi profonde et sa générosité, a traversé ces terres en chemin vers d’autres destinations, laissant derrière lui une empreinte spirituelle indélébile. Sa présence à Vertou ne se limite pas à une simple halte. En outre, elle s’accompagne de gestes extraordinaires : guérisons miraculeuses, apaisement de souffrances, et des événements surnaturels qui deviennent rapidement légendaires. Ces miracles sont au cœur de la tradition locale. Chaque chapitre qui suit explore l’un de ces miracles, témoignant de la puissance divine qui s’est manifestée à travers Saint Martin. Voici quelques-uns de ces phénomènes surnaturels.

Le vin de la foi


Un jour, alors que les moines travaillaient sans relâche aux champs, la chaleur les accabla et l’eau vint à manquer. Les réserves étaient vides, et la Sèvre trop éloignée. Martin, voyant la fatigue de ses frères, s’agenouilla et pria. Il se rendit alors à un tonneau vide, posa les mains dessus, et invoqua la grâce divine. Lorsqu’on ouvrit le tonneau, il était rempli non pas d’eau, mais de vin. Un vin clair, doux et parfumé, qui redonna force et courage à tous. Ce vin, disait-on, n’enivrait pas : il éveillait l’âme.

Le chêne impie


Dans une clairière, un chêne immense était encore vénéré par les habitants comme un arbre sacré païen. On y déposait des offrandes, on y prononçait des serments anciens. Martin, sans colère mais avec fermeté, décida de mettre fin à ce culte. Il s’approcha, traça un signe de croix et pria pour que Dieu montre sa puissance. Le vent se leva soudain, et dans un grondement sourd, le chêne se déracina… sans qu’aucune hache ne l’ait touché. Les témoins tombèrent à genoux, frappés d’effroi. À la place du tronc, Martin fit élever une croix.

Chêne (Source : Photo personnelle)
Chêne (Source : Photo personnelle)

La résurrection du moine


L’un de ses disciples bien-aimés mourut subitement, emporté par une fièvre. Les moines étaient inconsolables. Martin, lui, resta silencieux. Il entra seul dans la cellule où reposait le corps, ferma la porte, et pria pendant de longues heures. Lorsqu’il rouvrit la porte, le moine était debout, pâle mais vivant, les yeux baignés de larmes. Il raconta avoir vu la lumière et entendu une voix lui dire : « Retourne, ton maître t’a rappelé. » Ce miracle fit grand bruit jusqu’aux portes de Nantes.

Saint Martin et l’if de Vertou

Selon la légende, saint Martin, a voyagé jusqu’à Vertou pour y évangéliser la région. Arrivé sur place, il a planté son bâton dans le sol avant de prêcher aux habitants. Ce bâton a alors miraculeusement pris racine. Il s’est alors transformé en un if majestueux, symbole de foi et de vie éternelle. Cet arbre sacré, appelé depuis l’If de Vertou, est devenu un lieu de mémoire et de vénération. En d’autres termes, il rappelle l’influence du saint et l’ancrage ancien du christianisme dans la région. L’histoire mêle foi et merveilleux, marquant les esprits par la puissance de ce signe divin enraciné dans la terre même. Aujourd’hui, le blason de Vertou représente encore l’if de Saint Martin.

Blason de la ville de Vertou (Source : Site de la mairie de Vertou)
Blason de la ville de Vertou (Source : Site de la mairie de Vertou)

Saint Martin et la fille du prince anglais

Saint Martin de Vertou, était connu pour sa foi profonde et les miracles qui accompagnent sa mission. Un jour, un prince anglais, désespéré par la maladie incurable de sa fille, entend parler des pouvoirs de guérison du saint. Il fait alors appel à lui. Touché par la détresse du père, Saint Martin prie intensément pour l’enfant. Selon la tradition, ses prières sont exaucées : la jeune fille recouvre la santé de manière miraculeuse. Ému et reconnaissant, le prince se serait converti au christianisme. Il emporte, qui plus est, avec lui le témoignage de la puissance de la foi et des bienfaits du Saint homme. Ce récit illustre la renommée de saint Martin de Vertou bien au-delà des frontières de la Gaule.

Saint Martin et les deux jumeaux

La légende raconte que saint Martin, de retour d’un voyage en Angleterre, s’arrête dans un village pour une nuit. Il découvre que deux enfants, par ailleurs jumeaux, sont morts sans avoir reçu le baptême. Bouleversé, il prie avec ferveur, et un miracle se produit : les deux enfants reviennent à la vie. Touchés par cette grâce, ils choisissent de se consacrer à Dieu en devenant moines. C’est en mémoire de cet événement que l’on attribue le nom de Deux-Jumeaux à la commune. Cette appellation rappelle donc ces deux frères unis par le miracle et la foi. L’église locale, nommée abbaye Saint-Martin des Deux-Jumeaux12, perpétue ce souvenir, honorant à la fois le saint et ses deux enfants devenus religieux.

Abbaye St Martin des deux-jumeaux à Deux-Jumeaux dans le Calvados (Source : Photo libre de droit)

La pierre tremblante de Cheix en Retz13

La pierre Saint-Martin à Cheix en Retz (Source : Photo personnelle)

Sur la rive de l’Acheneau14, un lieu attire depuis longtemps la curiosité des visiteurs : la Pierre Saint-Martin. Il s’agit d’une immense dalle de gneiss15, longue de plus de six mètres, large de plus de quatre, et épaisse d’environ cinquante centimètres. Extraite d’un affleurement voisin à une époque aujourd’hui oubliée, cette pierre est chargée de légende. La tradition raconte que saint Martin de Vertou s’y serait installé pour prêcher la foi chrétienne aux habitants de la région. Dressée comme une chaire naturelle face à la foule, la pierre devient alors le témoin de son œuvre d’évangélisation. Aujourd’hui encore, elle demeure un symbole fort du passage du saint et de l’enracinement ancien du christianisme dans la vallée de l’Acheneau.

La pierre Saint-Martin à Cheix en Retz (Source : Photo personnelle)

La source de Vertou


Enfin, on dit que Martin fit jaillir une source miraculeuse non loin du monastère. L’eau y était pure, fraîche, et dotée de vertus curatives. Les malades y venaient de loin, portés sur des civières ou conduits par des proches. Beaucoup repartaient guéris. Cette source existe encore, et certains prétendent qu’on peut encore y sentir la présence du saint lorsqu’on y trempe les mains au lever du jour.

Source naturelle (Source : photo libre de droit)
Source naturelle (Source : photo libre de droit)

La fin de vie de Saint Martin de Vertou

Saint Martin de Vertou s’éteint paisiblement le 24 octobre 601, dans l’église romane de Saint-Georges-de-Montaigu16, à l’issue d’une vie entièrement consacrée à Dieu, à la prière et à l’évangélisation. Son décès est accueilli avec une grande émotion par les moines du lieu. Par ailleurs, ils le considèrent comme un saint homme et souhaitent lui rendre un dernier hommage en célébrant ses funérailles sur place. Mais à Vertou, où il avait fondé son monastère et marqué tant de vies, les frères ne peuvent accepter de laisser reposer leur père spirituel ailleurs que dans sa maison d’origine.

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Saint Martin, église de Saint-Georges-de-Montaigu en Vendée (Source : Paroisse de Saint-Georges de Montaigu)
Saint Martin, église de Saint-Georges-de-Montaigu en Vendée (Source : Paroisse de Saint-Georges de Montaigu)

Ainsi, pendant que les moines de Saint-Georges se retirent dans leurs cellules pour la nuit, les moines de Vertou, mûs par la fidélité et l’amour qu’ils portent à leur fondateur, prennent une décision audacieuse. Discrètement, sous le couvert de l’obscurité, ils pénètrent dans l’église, s’emparent du corps de Saint Martin, et prennent le chemin du retour. Cette translation nocturne, presque légendaire, permet de ramener le saint dans son abbaye de Vertou, où il est inhumé et honoré comme il le mérite.

Ce récit, transmis à travers les âges, témoigne non seulement de la vénération profonde que les moines portaient à Saint Martin, mais aussi de l’importance spirituelle qu’il avait pour la communauté de Vertou, qui n’aurait pu envisager que sa dépouille repose ailleurs que parmi les siens.

L’hommage de l’Église à Saint Martin de Vertou

Après sa mort, Saint Martin de Vertou a été vénéré comme un saint local. Cependant, il n’a pas immédiatement fait l’objet d’un processus officiel de béatification17 ou de canonisation tel qu’on le pratique aujourd’hui. Il est cependant reconnu comme un saint dans la tradition chrétienne, surtout dans la région de Vertou. Dans cette petite commune, son culte a perduré au fil des siècles. La vénération de Saint Martin de Vertou s’est particulièrement intensifiée après sa mort. Il a ainsi été considéré comme un modèle de foi et de charité.

Concernant sa canonisation officielle, il semble que celle-ci soit survenue plus tard, bien après sa mort. Cependant, les archives historiques ne mentionnent pas de processus formel de canonisation par l’Église catholique à l’époque médiévale. Il est probable que sa reconnaissance en tant que saint ait été prononcée de manière informelle. Certainement réalisée à travers l’usage populaire et l’approbation locale des autorités ecclésiastiques.

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Église St Martin à Vertou aujourd'hui (Source : Photo personnelle)
Église Saint Martin à Vertou aujourd’hui (Source : Photo personnelle)

Il est possible que la canonisation18 de Saint Martin de Vertou ait eu lieu dans un cadre régional ou local, sans une procédure formelle de Rome, comme cela a pu être le cas pour d’autres saints mineurs des premières époques chrétiennes. Ainsi, Saint Martin est largement honoré dans la région de Vertou. Malgré cela, il ne figure pas dans les registres de la canonisation romaine des saints.

En revanche, il existe une confusion parfois avec Saint Martin de Tours19, un autre Saint Martin vénéré pour sa fondation du monastère de Tours et son rôle dans l’Église. Celui-ci a été officiellement canonisé très tôt, dès son décès en 397, par un processus formel supervisé par l’Église catholique.

En résumé, bien que Saint Martin de Vertou soit considéré comme un saint dans la tradition locale, sa canonisation officielle, si elle a eu lieu, semble n’avoir pas suivi le même chemin formel que celui des saints plus célèbres comme Martin de Tours.

Présence de St Martin dans Vertou

Le baptistère de l’église St Martin de Vertou

La mémoire de l’église de Vertou rend un hommage profond et durable à Saint Martin, figure spirituelle emblématique du lieu. Témoignage vibrant de cette dévotion, le baptistère réalisé en 1944 par Henry Leray20 et Laure Martin21 constitue un véritable sanctuaire de mémoire et de foi. Ce monument, richement orné, illustre par une série de scènes sculptées ou peintes la vie de Saint Martin : ses œuvres de charité, ses combats contre le paganisme22 et ses nombreux miracles. Chaque image que vous allez découvrir dans les chapitres suivants, à travers les photographies ajoutées, prolonge ce récit sacré en donnant à voir la piété populaire et l’ancrage durable de Saint Martin dans l’histoire religieuse de Vertou. Ainsi, le baptistère ne se contente pas d’être un lieu liturgique, mais devient un véritable livre d’images de la vie du saint, invitant les fidèles à méditer son exemple.

Photos du baptistère de l’église St Martin de Vertou (Source : Photos de Stéphanie Didelet)

Les vitraux dédiés à St Martin de Vertou

Les vitraux de l’église de Vertou constituent un autre témoignage remarquable de la mémoire vivante de Saint Martin dans la paroisse. En lumière et en couleur, ils racontent les grandes étapes de sa vie, révélant à la fois son humanité et sa sainteté. À travers ces verrières, la lumière du jour devient vectrice de spiritualité, traversant des scènes pleines de symboles et de détails narratifs. Chaque vitrail invite à la contemplation et à la prière, prolongeant l’histoire de Saint Martin dans l’imaginaire des fidèles et des visiteurs. Les images suivantes présentent ces œuvres dans leur richesse artistique et spirituelle.

Photos des vitraux de l’église de Vertou en Loire-Atlantique (Source : Photos fournies par Hervé Pelissier)

Les vitraux de l’église Saint-Martin-de-Vertou constituent un témoignage précieux de la dévotion locale envers saint Martin de Vertou, figure emblématique de la région nantaise. Réalisés après mai 1887 par le vitrailliste nantais Antoine Meuret24, ces vitraux retracent la légende du saint, dont l’iconographie demeure rare.

Ces vitraux, par leur richesse iconographique et leur qualité artistique, offrent aux fidèles et aux visiteurs une immersion visuelle dans la vie et les miracles de saint Martin de Vertou, renforçant ainsi le lien spirituel entre le saint et la communauté locale.

Autres légendes liées au lac de Grand-Lieu

Le géant de l’île Dun

Sur l’île mystérieuse de Dun, à la pointe nord du lac de Grand-Lieu, tout près de Saint-Aignan, une lourde pierre scelle l’entrée d’un ancien gouffre. Cependant ce n’est pas une pierre ordinaire. En effet, c’est une barrière posée là pour emprisonner un être redoutable : un géant aux pouvoirs terrifiants. Jadis, ce géant faisait trembler la région. D’un simple cri, il faisait se lever les vents, secouait la surface calme du lac. Il déclenchait aussi des tempêtes si violentes que les barques chaviraient et les récoltes étaient ruinées. Ses colères, soudaines et imprévisibles, étaient liées à une douleur ancienne, une solitude profonde et une malédiction oubliée.

Les anciens racontent que c’est un saint — certains disent même que c’est Saint Martin, d’autres parlent d’un ermite aux prières puissantes — qui réussit à emprisonner le géant dans le gouffre, en scellant l’entrée avec cette pierre sacrée et en traçant une croix dessus pour empêcher tout retour. Depuis ce jour, le monstre ne peut plus en sortir, mais parfois, sa rage monte à travers les entrailles de la terre. Aujourd’hui encore, quand le ciel s’assombrit sans prévenir et que des bourrasques fouettent les roseaux du lac, les habitants murmurent : « Le géant s’agite… »

Mais la légende ne s’arrête pas là. En effet, on dit qu’un jour, une jeune fille pure — une vierge au cœur sans orgueil, pleine de compassion — pourrait briser le sortilège. Si elle s’approche du gouffre sans peur, le géant, touché par sa présence, retrouverait la paix et sa colère s’éteindrait ainsi pour toujours. Alors seulement, le ciel au-dessus du lac resterait calme, et les vents cesseraient d’obéir à la fureur d’un être oublié.

Le cheval Mallet

Dans les brumes épaisses qui flottent au-dessus des chemins oubliés de la région de Grand-Lieu, on murmure encore le nom d’un être redouté : le Cheval Mallet. Ce n’est pas un simple animal, mais une créature fabuleuse, à la fois envoûtante et funeste. En effet, il apparaît la nuit tombée, surgissant de nulle part comme s’il avait été arraché au vent lui-même. Sa robe est d’un blanc éclatant, presque irréel, et il est toujours parfaitement sellé et bridé, comme s’il attendait un maître… ou une victime.

Aux voyageurs solitaires, épuisés par la marche ou égarés sur les sentiers, il semble être un miracle : un cheval prêt à les mener jusqu’à leur destination. Et bien souvent, malgré les avertissements des anciens, ces âmes fatiguées cèdent à la tentation et grimpent en selle. Mais à peine le cavalier s’est-il installé que la bête s’élance dans une course folle, un galop furieux qui défie les éléments. Le vent hurle, les arbres se courbent, et le monde devient flou — emporté dans une chevauchée qui mène droit à la mort.

Car tel est le sort promis à ceux qui montent le Cheval Mallet. À moins… à moins qu’ils ne détiennent la « rançon du voyage ». Quelques secrets ont traversé les âges pour se protéger du démon équin : certains racontent qu’il suffit de jeter six pièces marquées d’une croix pour briser l’envoûtement. D’autres disent qu’un simple signe de croix ou une goutte d’eau bénite peut le faire fuir. Et les plus avisés gardent toujours sur eux une médaille de Saint-Benoît — la fameuse « croix des sorciers » — seul talisman capable de contrôler la bête et peut-être, dit-on, de lui soutirer ses secrets.

Ainsi court la légende dans les veillées, où l’on apprend encore aux enfants à se méfier des belles apparences… surtout lorsqu’elles trottent la nuit, le long des sentiers sombres.

Cheval cabré (Source : illustration réalisée par Faustine Charpentier)

La fontaine Saint-Rachoux

À Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, tout près de l’église, à l’abri des regards pressés, coule une fontaine ancienne que le temps n’a jamais fait taire. La fontaine Saint-Rachoux, comme on l’appelle ici, n’est pas seulement un point d’eau. En effet, elle est le cœur d’une vieille croyance, un témoin discret de la foi populaire et des espoirs des mères. Ce lieu, autrefois lieu de pèlerinage très fréquenté, est empreint d’une légende qui a traversé les siècles.

Fontaine Saint-Rachoux aujourd'hui (Source : Photo personnelle)

On raconte que l’eau de cette source aurait, par exemple, le pouvoir mystérieux de guérir de la « rache », nom breton désignant une maladie bien redoutée autrefois : la teigne, qui attaquait le cuir chevelu des enfants. Selon la tradition, ce pouvoir curatif serait un don venu du ciel, une bénédiction attribuée à un saint oublié ou à quelque miracle ancien.

Fontaine Saint-Rachoux aujourd’hui (Source : Photo personnelle)

Jusqu’au XIXe siècle, et peut-être même un peu au-delà, des générations de mères faisaient le voyage jusqu’à la fontaine, portant leurs nourrissons contre elles. Elles y venaient ainsi avec une foi simple et inébranlable, espérant voir les traces de la maladie disparaître. Avec des gestes empreints de douceur et de respect, elles trempaient leurs mains dans l’eau fraîche, puis en frottaient la tête de leur bébé, murmurant parfois une prière apprise de leurs aïeules. C’était un rituel autant qu’un soin, un lien entre le visible et l’invisible.

Aujourd’hui encore, même si le pèlerinage a cessé, la fontaine Saint-Rachoux reste un lieu paisible chargé de mémoire. L’eau y coule toujours, comme si elle attendait le retour de ceux qui croient aux légendes… ou simplement au pouvoir de l’espoir.

Le tombeau de Saint-Philibert25

Dans les profondeurs silencieuses de l’abbaye de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu repose un trésor oublié du temps. En effet, vous pouvez y découvrir le sarcophage de Saint Philibert. Ce saint homme, fondateur des célèbres abbayes de Noirmoutier26 et de Jumièges27, avait rassemblé autour de lui une communauté de moines bénédictins28 dévoués, porteurs de lumière dans les âges sombres. Cependant, au IXe siècle, le fracas des invasions vikings29 se fait entendre jusque sur les côtes de Noirmoutier. De ce fait, pour protéger les reliques de leur saint fondateur, les moines prennent une décision folle et courageuse. Par conséquent, ils fuient l’île en emportant avec eux le sarcophage de pierre pesant près de deux tonnes.

C’est ainsi qu’ils traversent les terres, bravant mille dangers, jusqu’à ce qu’ils trouvent refuge à Grand-Lieu. Là, ils fondent une nouvelle abbaye et y placent la précieuse dépouille dans une crypte spécialement aménagée. Mais la paix ne dure qu’un temps : en 847, les hommes du Nord s’avancent de nouveau, remontant les rivières, ravageant les campagnes. Les moines, sentant le péril imminent, prennent alors une ultime mesure de protection : ils emmurent la crypte en secret, espérant sauver ce qui peut l’être. Peu après, l’abbaye est détruite par les envahisseurs, et avec elle, la mémoire de la crypte s’efface…

Sarcophage de St Philibert découvert en 1865 lors de fouille (Source : Photo personnelle)

Ce n’est qu’en 1865, près d’un millénaire plus tard, que des travaux permettent de redécouvrir la crypte. En effet, enfouie, son sarcophage était intact. Une atmosphère de mystère entoure depuis ce lieu redécouvert. Dès lors, une légende s’y attache. On dit que quiconque passe sous le tombeau de Saint Philibert et y fait un vœu verra celui-ci exaucé. Ainsi, pèlerins, curieux ou croyants s’y rendent encore aujourd’hui. Ils sont portés par la foi ou le désir, pour glisser à mi-voix une espérance dans les ombres sacrées de la crypte.

Sarcophage de St Philibert découvert en 1865 lors de fouille (Source : Photo personnelle)

Que nous a laissé saint Martin ?

La vie de Martin de Vertou se mêle aux brumes du temps, entre faits historiques et récits aux contours incertains. On raconte qu’un homme venu d’ailleurs, doté d’une sagesse étrange et d’un regard perçant, aurait un jour foulé les terres de Vertou. Depuis son passage, les eaux se seraient mises à murmurer, les malades à guérir sans explication, et les ombres à reculer devant une force invisible.
Certains parlent de miracles, d’autres de légendes anciennes, transmises à voix basse, au coin du feu. En arpentant aujourd’hui les ruelles de Vertou ou en franchissant le seuil de l’église qui porte son nom, il arrive que l’air se fasse plus dense, comme si une présence persistait. Martin n’est plus, mais ses traces restent — non pas comme un souvenir pieux, mais comme une énigme vivante, incrustée dans la pierre et le silence.

Pour cet article, je tiens à adresser un immense merci – et quelques applaudissements intérieurs – à Stéphanie Didelet, infatigable gardienne de la cure de l’église de Vertou, dont la connaissance des lieux rivalise avec celle des archives secrètes du Vatican. Un grand merci également à Hervé Pelissier, véritable Monsieur Patrimoine de la paroisse, qui connaît chaque pierre, chaque recoin, et probablement chaque araignée du clocher de Saint-Martin de Vertou.

Un clin d’œil reconnaissant à la famille Duveau, pour leurs clichés des pierres de Pont Saint Martin – des pierres qui, grâce à eux, n’auront jamais été aussi photogéniques.

Et enfin, une standing ovation (virtuelle, mais sincère) à Faustine, sans qui les illustrations auraient eu moins de charme et beaucoup plus de maladresses.

  1. Le pays d’Herbauges était un territoire situé à proximité de la côte atlantique, cité pour la première fois par Grégoire de Tours. Le pays d’Herbauges était voisin de deux « pays » plus petits, le pays de Tiffauges et le pays des Mauges, situés plus à l’intérieur des terres, dans le bocage vendéen. ↩︎
  2. Vertou est une commune de l’Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le Pays nantais. Ses habitants sont appelés les Vertaviens. ↩︎
  3. Ce qui reste de la bibliothèque, confisquée en 1581 par la ville d’Utrecht, se trouve maintenant dans la bibliothèque universitaire d’Utrecht. (environ 150 manuscrits enluminés et 75 incunables) et un grand nombre d’imprimés. On trouve également des manuscrits provenant du monastère dans les dépôts d’Amsterdam, Berlin, Bruxelles, Edinburgh, Leyde et Utrecht (Musée du couvent Sainte Catherine), Vienne et Wolfenbüttel. ↩︎
  4. Jean Mabillon plus connu sous le nom de Dom Mabillon est un religieux et un historien français, né le 23 novembre 1632 à Saint-Pierremont, alors en Champagne, et mort le 27 décembre 1707 à Saint-Germain-des-Prés. ↩︎
  5. Benoît de Nursie, saint Benoît pour les catholiques et les orthodoxes, né vers 480 à Nursie Ombrie et mort en 547 dans le monastère de Mont-Cassin, est le fondateur de l’ordre des bénédictins et a largement inspiré le monachisme occidental ultérieur.
    Il est considéré par les catholiques et les orthodoxes comme le patriarche des moines d’Occident, grâce à sa règle qui a eu un impact majeur sur le monachisme occidental et même sur la civilisation européenne médiévale. Il est souvent représenté avec l’habit bénédictin (coule noire), une crosse d’abbé, ainsi qu’une bible. Saint Benoît est fêté le 11 juillet, date de la célébration de la translation de ses reliques à l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire. ↩︎
  6. La Gaule était une région historique de l’Europe de l’Ouest, peuplée majoritairement lors de la conquête romaine, par les Celtes (appelés Gaulois par les Romains), les Belges, les Aquitains, les Ligures et les Ibères, correspondant approximativement actuellement à la France, le Luxembourg, la Belgique, la majeure partie de la Suisse, le nord de l’Italie ainsi que des régions des Pays-Bas et d’Allemagne situées sur la rive ouest du Rhin. Les frontières exactes de la Gaule, signalées par César (le Rhin et une partie du Rhône à l’est, les Alpes au sud, les Pyrénées au sud-ouest, l’Atlantique à l’ouest), ont varié au fil du temps en raison des conquêtes, des migrations, des changements politiques et de la conception des Gaulois d’un espace qui leur était commun ↩︎
  7. Nantes, Nantt en gallo ou encore Naoned en breton, est une commune de l’ouest de la France, située au sud du Massif armoricain, qui s’étend sur les rives de la Loire, à 50 km de l’océan Atlantique. Chef-lieu du département de la Loire-Atlantique et préfecture de la région Pays de la Loire, elle fait partie de la Bretagne historique, située en Pays nantais, un des pays traditionnel de Bretagne. Elle est en 2022, la sixième commune la plus peuplée de France avec ses 325 070 habitants et la première de l’Ouest en nombre d’habitants. ↩︎
  8. Saint Félix né à Bourges en 511, il devint évêque du diocèse de Nantes en 548 et mourut en 582. Il évangélisa les campagnes avec saint Martin de Vertou. Il consacra la première église cathédrale le 30 septembre 548. Il eut aussi des fonctions civiles et des responsabilités publiques. ↩︎
  9. Le lac de Grand-Lieu est un lac situé en France, dans le département de la Loire-Atlantique. Situé au sud-ouest de Nantes, ainsi qu’à une dizaine de kilomètres au sud de la Loire, il s’étend en quasi-totalité sur le territoire de la commune de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. ↩︎
  10. Pieter Aertsen dit Lange Pier, à cause de sa grande taille, est un peintre hollandais, né en 1508 à Amsterdam et mort le 3 juin 1575 dans cette même ville. ↩︎
  11. Pont-Saint-Martin est une commune de l’Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le Pays nantais. Pont-Saint-Martin comptait 5 672 habitants au recensement de 2014. ↩︎
  12. L’abbaye Saint-Martin des Deux-Jumeaux est une ancienne abbaye bénédictine, devenue prieuré, qui se dresse sur le territoire de la commune française de Deux-Jumeaux, dans le département du Calvados, en région Normandie. L’ancien prieuré est inscrit au titre des monuments historiques. ↩︎
  13. Cheix-en-Retz est une commune de l’Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais. ↩︎
  14. L’Acheneau est une rivière française de la Loire-Atlantique, dans la région Pays de la Loire, affluent en rive gauche de la Loire qui est alimenté par le lac de Grand Lieu. ↩︎
  15. Le gneiss est une roche métamorphique de la croûte continentale contenant du quartz, du mica, des feldspaths plagioclases et parfois du feldspath alcalin, tous suffisamment gros pour être identifiés à l’œil nu. ↩︎
  16. Saint-Georges-de-Montaigu est une ancienne commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire. Depuis janvier 2019, elle fait partie de la nouvelle commune Montaigu-Vendée. ↩︎
  17. Une béatification n’aboutit qu’après une longue procédure (ou procès) préparatoire ; en effet, elle est mise en route par l’évêque du lieu où le serviteur de Dieu a vécu la majeure partie de sa vie d’adulte, généralement celui où il est décédé. ↩︎
  18. La canonisation est une déclaration officielle et définitive de la part de l’Église catholique ou des Églises orthodoxes, reconnaissant une personne comme sainte. ↩︎
  19. Martin de Tours, aussi nommé Martin le Miséricordieux, né dans l’Empire romain, plus précisément à Savaria, dans la province romaine de Pannonie, en 316, et mort à Candes, en Gaule, le 8 novembre 397, est l’un des principaux saints de la chrétienté et le plus célèbre des évêques de Tours avec Grégoire de Tours. ↩︎
  20. Henry Leray, né le 3 août 1905 à Rennes et mort le 12 mars 1987 à Vigneux-de-Bretagne, est un peintre français du XXᵉ siècle, époux de l’artiste peintre Laure Martin. ↩︎
  21. Laure Martin, née à Nantes le 7 avril 1910 et morte dans sa ville natale le 11 janvier 1994, est une artiste peintre française du XX siècle. ↩︎
  22. Le terme générique paganisme est employé depuis le IVᵉ siècle par des chrétiens pour désigner la religion de ceux qui ne sont ni chrétiens ni juifs. ↩︎
  23. Le diacre ou la diaconesse est une personne qui assiste le dirigeant d’une église locale chrétienne et a la responsabilité de certaines activités. Les diacres étaient à l’origine les assistants des apôtres dans la gestion des biens et des repas communs. ↩︎
  24. Antoine Meuret, peintre verrier au diocèse de Nantes (1817-1896). ↩︎
  25. Saint Philibert (ou Filibert ou Philbert) de Jumièges, né vers 616 à Elusa, aujourd’hui Eauze dans le Gers et mort le 20 août 684 à Noirmoutier, est un moine et un abbé franc du VIIème siècle. Il a fondé principalement les monastères de Jumièges et de Noirmoutier. Ses reliques sont translatées au IXème siècle à Tournus où il devient l’objet d’une grande vénération. Sa fête est célébrée le 20 août. ↩︎
  26. L’île de Noirmoutier est une île française du golfe de Gascogne située dans le département de la Vendée. Elle est reliée au continent par une chaussée submersible appelée le passage du Gois et, depuis 1971, par un pont. ↩︎
  27. Jumièges est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie. ↩︎
  28. Les bénédictins regroupent les religieux qui forment l’ordre de saint Benoît (OSB). Leur habit se compose d’une tunique et d’un scapulaire, sur lequel ils revêtent une longue robe et un capuchon qui couvre la tête. Selon la couleur de l’habit, on parle de moines blancs ou de moines noirs. ↩︎
  29. Les Vikings sont des explorateurs, commerçants, pillards mais aussi pirates scandinaves ayant vécu au cours d’une période s’étendant du VIIIe au XIe siècle, communément nommée «âge des Vikings». Ils sont souvent appelés Normands, étymologiquement « hommes du Nord », dans la bibliographie ancienne. En français, le terme est également employé, par extension, pour désigner les peuples germaniques de Scandinavie à partir de l’âge du fer romain au IIe siècle. ↩︎

Cet article a 5 commentaires

  1. Eric

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